20 mars 2017

Les Outrepasseurs - Tome 1 : Les Héritiers








Auteur : Cindy Van Wilder
Editeur : Gulf Stream Edition
Traduction :









Couverture :
Rien qu'à l'achat du livre j'ai été surprise en découvrant que la couverture est ajourée pour dévoiler une partie de l'illustration cachée sur le rabat de couverture ! C'est presque deux couvertures pour le prix d'une, avec une première toute en élégance avec de jolies dorures et une seconde illustration bien cachée. J'aime vraiment cette idée et cela donne un petit caractère spécial au livre.

Avis :
Si le début de l'histoire me semblait relativement classique – un adolescent comme les autres qui découvre qu'il ne l'est pas – j'ai été très vite plongée dans l'histoire : j'ai lu la première moitié d'une seule traite et j'en aurais sûrement fait de même avec la seconde si la vie réelle ne s'était pas manifestée.

Pourtant, on en apprends assez peu sur Peter, le héros, dans ce premier tome puisque l'intrigue se porte essentiellement sur le passé. Après quelques dizaines de pages, c'est donc vers le XIIIe siècle que la narration se porte. Commencer une série par un très long retour en arrière me paraît quelque chose de plutôt risqué en temps normal, mais c'est ici très bien exécuté : le style de l'auteur y est pour beaucoup bien sûr, mais c'est surtout la qualité des descriptions qui m'a marquée. Cindy Van Wilder a su atteindre un équilibre entre précision et narration, ceci sans tomber dans la lourdeur. Bref : on passe du monde moderne au moyen-âge avec une facilité déconcertante.

Cette 'histoire dans l'histoire' s'articule autour d'une petite communauté d'hommes et de femmes perdus au cœur d'un mystère surnaturel. Les personnages sont plutôt nombreux mais la tête de linotte que je suis n'était pas vraiment perdue, ne serait-ce que grâce à l'organigramme en fin de volume qui m'a permis de m'y retrouver en cas de doute. Petit à petit, leurs déboires révèlent une petite partie de l'univers de l'auteure. Ce qu'on découvre au fil des pages m'a captivée, aussi bien à cause de l'atmosphère sombre et mystique qu'en raison de mes sentiments contradictoires envers les Fées, à la fois fascinantes et repoussantes.

Dans une moindre mesure, c'est également le sentiment que j'ai envers les protagonistes. Loin d'être des héros, ils sont tous assez humains, avec leurs défauts et leurs qualités. Même s'ils sont très nombreux, je n'ai pas eu de mal à les identifier les uns des autres parce que chacun d'eux a son originalité, un élément qui permet de le distinguer des autres.

Grâce à eux, on apprends donc tout (ou presque ) sur les origines des Outrepasseurs . J'étais presque déçue quand le récit de leurs aventures s'est terminé pour en revenir à Peter mais c'est sans compter sur la fin du livre qui a su titiller encore plus ma curiosité, au point que, si j'avais eu le tome 2, j'aurais enchaîné immédiatement. A l'heure où le quatrième et dernier tome arrive dans nos bibliothèques, je commence seulement la série mais... Mieux vaut tard que jamais !

Personnage préféré :
Je suis obligée (oui) de penser au Chasseur... Et pourtant, c'est un des personnages les moins sympathiques du monde, mais il est fascinant. Je me sens presque mal à l'aise à l'idée de me dire que c'est lui qui m'a le plus marquée dans ce premier tome, parce qu'il est malsain jusqu'au bout des ongles... Mais d'un autre côté, il a une classe folle et un charme étrange... Mais si dérangeant... Bref : je suis confuse par ce personnage mystérieux et effrayant à la fois ! Brrrr.



Malgré le pari risqué de commencer une saga par un très long retour en arrière, les faits sont là : ça marche. J'ai été plongée très vite dans une histoire truffée de magie, de mystères et de créatures surnaturelles soutenue par des descriptions très immersives et un style efficace. A peine commencée, je suis déjà convaincue par cette saga.

11 mars 2017

Mars Horizon











Auteurs : Florence Porcel, Erwann Surcouf
Editeur : Delcourt
Traduction : -









Couverture :
C’est une très jolie BD que j’ai là entre les mains et rien que la couverture ne présage que du bon : un design épuré et de très belles couleurs vives et contrastées font honneur à la BD. Il ne m’en faut pas plus pour avoir envie de lire !

Résumé :
Ils sont psychiatre, médecin, ingénieur, pilote ou encore botaniste : ce sont les ambassadeurs de la première mission habitée vers Mars. Mais comment réagiraient les humains à 150 millions de kilomètres de la Terre ? Quel lien les unit à Mars ? C'est aussi l'occasion d'en apprendre plus sur cette magnifique et dangereuse planète... Un récit de "vulgarifiction" piloté par Florence Porcel et Erwann Surcouf.

Avis :
Quand j’ai terminé Mars Horizon, j’ai fermé le livre, traîné cinq minutes sur les réseaux sociaux. Et j’ai rouvert le livre, en le feuilletant au hasard. Elles sont peu nombreuses, les BDs qui me conduisent à faire ça, mais généralement c’est bon signe : je n’en ai pas eu assez ! Pourtant, cent dix huit pages, c’est beaucoup. C’est presque deux fois plus qu’un album de Blake & Mortimer, mais ça se lit vite, si vite… Trop vite ?

Vous l’aurez compris, je pense : j’ai été embarquée quasi-instantanément dans cette aventure colorée, racontée au jour-le-jour comme des petites tranches de vie. C’est Jeanne, la communicante et première citoyenne permanente de Mars, qui raconte aux travers de “vlogs” comment cette mission a pu aboutir. Pendant ces vraies-fausses vidéos, elle s’adresse directement au lecteur, explique comment une base martienne a été rendue possible, raconte son enthousiasme et son émerveillement. Lorsqu’elle quitte ce rôle, on retrouve le reste de l’équipage et leurs péripéties martiennes. C’est une forme qui marche drôlement bien, même si les transitions entre les différentes journées m’ont semblées parfois un peu abruptes. Mais honnêtement, je n’ai pas envie de chipoter pour si peu, parce que les faits sont là : j’étais plongée dedans.

J’ai aimé l’alchimie entre les personnages et même si on ne sait presque rien d’eux, j’ai pu m’y attacher grâce à des dialogues bien écrits et qui sonnent juste, jusque dans les petites piques de Nikash ! De manière plus générale, c’est une histoire qui reste très humaine, presque intimiste en s’attachant à la psychologie de l’équipage et à des petits moments de vie parfois anodin : Un petit déjeuner mettra l’emphase sur l’enthousiasme de Jeanne, un “Code Licorne” répondra à des questions auxquelles personne ne pense mais expliquera aussi comment six personnes ont pu se supporter pendant un périple si long…

Mars Horizon est une bande dessinée de vulgarisation et de fiction qui met donc l’accent sur l’émotion, et le plus grand moment pour moi a été l’aboutissement de la mission “HELLO”, plus encore que la conclusion du livre ! Quoi qu’il en soit, toute la force de cette BD c’est de mêler ces émotions avec l’aspect plus pragmatique de la science, de l’exploration spatiale et surtout de la psychologie. On sent tout le travail de documentation et de recherche pour décrire au mieux à quoi pourrait ressembler une telle mission, mais jamais on n’oublie de s’émerveiller et cela passe parfois par des astuces aussi simples que de donner un nom amusant à un rover. Amateurs de pop-culture, ça vous plaira !

Et puis bien sûr, il y a les dessins d’Erwann Surcouf. Son style épuré et coloré sert vraiment l’histoire en apportant toute une gamme d’émotion sur les visages des héros. Pour une histoire telle que celle racontée ici, c’était exactement ce qu’il fallait ! Et je ne peux pas terminer cette chronique sans mentionner les croquis et petites notes sur les pages en fin de chapitres : c’est drôle et pertinent, un petit bout d’aventure Martienne en plus !

Après avoir lu Mars Horizon, j’ai l’impression d’avoir attrapé et avalé une petite boule d’émerveillement. C’est le genre de lecture qui me motive et ravive mon envie de me lancer dans la vulgarisation, parce que dès qu’on parle un tant soit peu de sciences, je suis enthousiaste comme jamais et j’ai envie de partager tout ça. Non, je n’ai pas eu assez de ces cent dix huit pages et pour l’instant, Mars Horizon ne rejoindra pas ma bibliothèque : Il est avec moi, à côté de mon lit, pour que je puisse le feuilleter avant de dormir.

Personnage préféré :
Ca n’est vraiment pas facile de choisir parce que l’enthousiasme de Jeanne est contagieux et que chaque personnage a son petit quelque chose d’attachant, mais je suis obligée de choisir Nikash et son humour nul ( ? ) tout le temps. Il m’a fait rire, et ça, c’est bien !




Un trait épuré, des couleurs vives et une aventure qui m’a embarqué, émerveillée comme peu d’oeuvres de BD ont su le faire. L’enthousiasme qui se dégage de cette BD fait du bien et me conforte dans l’idée que, oui, la science, c’est génial. Alors lisez Mars Horizon, parce que ça fait rêver.


8 mars 2017

Susan Calvin, sciences et représentation

Le huit Mars, c’est la journée internationale du droit des femmes. Pas journée des femmes, encore moins fête de la femme. Je suis pointilleuse sur la dénomination de cette journée parce que même dans un pays comme la France, il y a des inégalités ( Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à vous renseigner sur la “conclusion” de l’affaire Denis Beaupin ou encore à lire ces très intéressantes conclusions du CNRS. Prêtez attention aux chiffres.)

Mais aujourd’hui ça a aussi été pour moi l’occasion de présenter mes travaux devant les membres de mon équipe, et comme ça a été stressant mais que ça s’est très bien passé, je me suis fait un petit plaisir pas-vraiment-coupable…


Et puis j’avais aussi envie de profiter du thème du jour pour y ajouter un peu de science et de littérature. Pour ça, je voulais parler de Susan Calvin.

Susan Calvin est un personnage créé par Isaac Asimov dans son cycle des Robots. Née en 1982, elle s’intéresse très vite aux sciences et en particulier à la robotique pour devenir au final, la première robopsychologue. Employée par la multinationale US . Robot, son rôle en tant que spécialiste de cette science nouvelle (et fictive) est de comprendre et décrypter les comportements des intelligences artificielles extrêmement complexes des robots, malgré les contraintes des trois lois de la robotique. Je les cite ici, mais vous n'êtes pas obligés de les lire pour comprendre mon propos :

Première loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.
Deuxième loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.
Troisième loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure ou cette protection n'est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Si j’aime le personnage de Susan Calvin, c’est parce que sa caractéristique principale, c’est son intelligence. D’apparence ordinaire, très froide ( presque sociopathe ! ), elle n’est jamais moquée, mais toujours reconnue pour ses compétences uniques et l’excellence de ses analyses. Elle est loin d’être cantonnée aux rôles “classiques” des personnages féminins : des rôles portés sur l’émotion, la douceur et l’amour. Non, Susan Calvin c’est le pragmatisme, l’analyse et l’intelligence. A vrai dire, les quelques histoires où elle livre quelques émotions se terminent relativement mal pour elle puisque les émotions en question finissent par lui causer du tort ! C’est un personnage très intéressant, froide et vraiment pas sympathique mais que je me suis pourtant mise à admirer en tant que lectrice parce qu’elle montre qu’une femme peut être intelligente, qu’elle peut être une héroïne sans qu’on lui assigne une histoire d’amour et sans qu’elle ne soit jamais moquée par ses défauts ou son physique ordinaire…

Et dans un monde où nous ne cessons pas de répéter aux petites filles qu’elles sont nulles en math et que les sciences c’est pour les garçons, au point que ces mêmes petites filles sont persuadées que c’est vrai, je voulais mettre en avant un personnage qui le mérite. Quand j’étais petite, j’étais frustrée de trop souvent voir des dessins animés où les filles minaudaient en étant amoureuses pendant que les garçons faisaient des trucs cools…

La représentation, c’est important parce qu’elle façonne notre perception de nous-même et du monde, et sans personnages comme Susan Calvin, sans mes parents pour ne surtout PAS me dire que je ne devais pas faire de sciences, ben peut-être que je n’aurais pas entamé ma thèse en bio-informatique.

Alors s’il vous plaît : Dites à vos filles, petites soeurs, cousines, nièces, … qu’elles aussi peuvent être Susan Calvin, ok ?

23 févr. 2017

Mais je fais quoi du Corps ?










Auteur : Olivier Gay
Editeur : Le Masque
Traduction : -









Couverture :
J’aime un peu moins cette couverture, comparée aux deux précédentes. Elle marque certes le changement d’ambiance sur ce tome, mais elle en devient également plus banale, je trouve qu’on n’y retrouve pas le côté “charmeur” des deux premières. Et ce bandeau rouge affreux, au secours !!

Avis :
J’étais persuadée d’avoir déjà écrit et publié cette chronique il y a des mois… Et pourtant, je ne l’avais pas fait ! C’est donc un peu honteusement que je rassemble mes souvenirs pour ce troisième épisode des aventures de Fitz.

On est ici face à un épisode qui se démarque des deux précédents, non pas dans le ton mais dans le rythme. Ce troisième volet des aventures de Fitz est le plus haletant, celui où les enjeux sont les plus élevés puisqu’on parle bel et bien de la vie du héros ! L’intrigue de l’ampleur en sortant du milieu de la nuit parisienne pour s’intéresser à la politique et aux  et la façon dont s’enchaînent les rebondissements me font penser à un film hollywoodien, et je suis restée scotchée au livre comme je l’aurais été devant un (bon) film. On navigue entre complots et révélations à une vitesse folle et jusqu’au dernier moment on se demande comment les héros vont s’en sortir !

J’ai aussi apprécié de découvrir Moussa et Deborah sous un autre jour : impliqué dans cette grosse affaire au même titre que Fitz, les moments de tension entre eux permettent de mettre leurs liens à l’épreuve et de les découvrir autrement, un peu plus en profondeur. C’est un point qui me plaît dans cette série : même si ce sont des livres rapides à lire , les personnages et leurs relations sont très bien décrits.

Si ce troisième volet se démarque deux premiers, c’est également en raison de l’atmosphère que dégage ce tome. Je le disais un peu plus haut, on s’éloigne de l’univers contrasté et coloré des nuits parisiennes, on rejoint un autre monde tout aussi hostile : celui de la politique et des complots, contrats et tueurs à gages. Le danger guette littéralement à chaque coins de rue. Pourtant, même en cavale, Fitz et sa bande ne manquent pas de ressource, et c’est leur audace qui va payer pour un final très surprenant ! Loin d’avoir moult explosions, on a droit à un face à face tout en tension dans un lieu… Relativement surprenant. Un décalage qui cadre d'ailleurs plutôt bien avec le ton général, un peu décalé, de cette saga.

En effet, si les aventures de Fitz fonctionnent aussi bien, c’est en grande partie grâce à l’humour et l’autodérision du héros. Et même dans un tome aussi tendu que celui-là, je me suis amusée grâce la plume de l’auteur qui sait si bien mêler humour et aventure. Au final, j’ai ouvert ce livre pour ne pas le reposer et j’ai vraiment passé un bon moment de détente.

Personnage préféré :

Fitz est toujours aussi efficace comme anti-héros pourtant si attachant ! Dos au mur, il va même devoir se trouver un minimum de courage pour affronter ceux qui sont à ses trousses. Mais au fond, il ne change pas et malgré les bouleversements de cet épisode, j’ai retrouvé le personnage drôle et froussard que j’ai appris à apprécier.




Ce qui fait l’intérêt des aventures de Fitz, c’est le mélange d’humour et d’aventure que l’auteur propose. Il sait très bien mêler les genres pour proposer un divertissement efficace et j’ai passé un bon moment.




13 févr. 2017

Jeff Madison et la Malédiction de Drakwood








Auteur : Bernice Fischer
Éditeur : Auto édition
Traduction : Laure Valentin









Couverture :
Encore une fois, on a droit à une couverture colorée, efficace et qui me plaît bien avec Angie et Watroc à l’honneur. Tout comme celle du premier, l’illustration dynamique fait tout à fait honneur au contenu du livre à la fois par son dynamisme et par l’ambiance qui s’en dégage.


Résumé :
« Frappe la peur en pleine poire. Sois un véritable ami. Accomplis ton devoir. » Jeff Madison ? attrapeur de rêves, ami fidèle et adolescent intrépide ? doit sauver son meilleur ami Rhed d'un sort dévastateur qui lui a été lancé lors de leur dernière visite à Drakmere. Mais depuis ce sombre royaume, deux sorcières maléfiques libèrent sur eux leurs horreurs innommables. Jeff peut-il vaincre les affreuses criatures de Wiedzma et les spectrifiés mangeurs d'hommes de Zorka ? Alors que les criatures de Wiedzma menacent la famille de Jeff et que les zombies de Zorka réclament leur sang, la malédiction de Rhed met sa vie en danger? le temps lui est compté. En mettant à profit ses dons d'attrapeur de rêves pour sauver ses amis qui ont entrepris le voyage vers la forêt de Drakwood à la recherche d'un remède pour Rhed, Jeff s'enfonce sans le savoir dans les ténèbres profondes. Dans cette nouvelle aventure fantastique pleine d'action, nous retrouvons les courageux guerriers sandustiens, Rig et Madgwick, accompagnés de la sorcière Angie, hilarante et bougonne, et nous faisons la connaissance des nouveaux guerriers Khrow et Horrigan, ainsi que de Watroc, un dragon affamé. En fin de compte, c'est à Angie que reviendra la tâche de négocier pour la vie de Rhed. Réussira-t-elle ou Rhed sera-t-il abandonné à jamais auprès du prince de la forêt de Drakwood ?


Avis :
Cet automne et pour une bonne partie de l’hiver, c’était la panne de lecture totale. Entre un déménagement extrêmement rapide, ma “nouvelle” quatre cent kilomètres plus loin et le début de l’aventure du doctorat, j’ai mis un certain temps à me remettre à lire de façon régulière. Jeff Madison est tombé à pic !


Cela m’a fait du bien de retrouver cet univers un peu farfelu qui part dans tous les sens. Drakmere est un endroit plein de folie sans vraie logique, une bulle d'étrange dans un univers autrement relativement bien construit et original. C’est quelque chose qui me plaît bien et qui aide à donner à Drakmere son identité de monde des rêves et des cauchemars. D’ailleurs je ne peux pas oublier de mentionner Zorka, l’antagoniste dont la première apparition était relativement flippante. Dans une seule scène que j'ai trouvé très efficace, j’ai retrouvé beaucoup d’éléments carrément cauchemardesques : Vraiment, j'étais mal à l'aise. Brrrr.


Elle poursuit les héros tout au long de cet épisode qui prend une allure de fuite en avant et, en même temps, de course contre la montre pour sauver Rhed. Ça bouge beaucoup, les personnages se séparent puis se retrouvent sans cesse et j’ai trouvé l’ensemble un poil plus confus que dans le premier tome, peut-être à cause du plus grand nombre de personnages ? Quoi qu’il en soit, l’histoire se déroule rapidement et sans temps morts : C’est un livre qui se lit vraiment vite et facilement car même si je me suis sentie un peu plus perdue, force est de constater que l’auteure sait guider le lecteur. Entre réponses partielles et nouvelles questions, le scénario reste bien maîtrisé et bien construit. Si la fin du premier tome m’avait intriguée mais sans plus, je suis cette fois bien plus curieuse de voir la suite tant les nouvelles pistes laisse imaginer des enjeux bien plus intéressants !


Dans l’ensemble, j’ai retrouvé les mêmes qualités que dans le premier tome mais aussi… Les mêmes défauts ! Je pense notamment à certains personnages traités un peu superficiellement voir pas du tout, comme Phoebe dont je n’ai pas compris la présence. Elle… Elle ne fait rien. Elle est là, mais n’apporte strictement rien à l’histoire pour l’instant. Cependant, j’ai quand même un peu d’espoir puisqu’elle noue des liens avec un personnage un peu particulier, et je doute que ce soit par hasard… Affaire à suivre, d’autant plus que Bernice Fischer sait très bien semer des indices et différentes pistes un peu partout...


J’avais également espéré revoir Grzegorz et Wiedzma avec pourquoi pas, un rôle un peu plus consistant pour le premier. En effet, j’avais été déçue par l’utilisation de ce personnage dans le premier tome. Bien qu’on les retrouve effectivement, j’ai trouvé qu’ils étaient ridiculisés dans scènes à l’humour qui me semblait forcé et un peu trop facile. C’est vraiment dommage car j’apprécie beaucoup cet univers, et l’inégalité de traitement des personnages me frustre un peu !


Mais malgré tout, j’apprécie tout de même beaucoup cet univers qui emprunte beaucoup d’idées aux histoires et contes de l’enfance pour en faire un univers de fantasy vraiment sympathique. Prise dans une grosse une période de creux question lecture, ça m’a fait du bien de retrouver cet univers un peu fou, mais pas que !


Personnage préféré :
Je ne changerai pas d’idée : Angie est LE personnage que j’aime le plus dans cette série. Elle apporte un grain de folie bienvenue tout en étant assez puissante pour faire peur à presque n’importe qui ! C’est un personnage haut en couleur qui prend encore un peu plus d’importance dans ce second tome, alors même qu’on n’en sait pas plus à son sujet. Mais je pense que c’est même mieux comme ça, cela fait aussi un peu partie de son personnage, non ?





Au final, j’ai retrouvé à peu près les mêmes défauts et les mêmes qualités que dans le premier tome : Un univers coloré, intéressant et plutôt bien construit, des aventures bien rythmées mais des personnages pas toujours très bien exploités et un humour trop facile, qui ne fonctionne pas toujours très bien. Mais cela reste un univers coloré et original que j’aime beaucoup et que je compte bien suivre encore.